Logo de la ville de Lyon Logo du Conseil régional de Rhône-AlpesLogo du service de l'Inventaire général du Patrimoine Culturel
Dossiers électroniques de l'Inventaire général du Patrimoine Culturel de Rhône-Alpes

Rhône-Alpes, Rhône

Lyon 2e arrondissement, Confluent, 12, cours de Verdun-Rambaud

Hôtel de voyageurs : hôtel Terminus, puis hôtel Frantour, puis Grand Hôtel Mercure Château Perrache


Désignation

Dénomination : hôtel de voyageurs
Appellation et titre : hôtel Terminus, puis hôtel Frantour, puis Grand Hôtel Mercure Château Perrache
Titre courant : Hôtel de voyageurs : hôtel Terminus, puis hôtel Frantour, puis Grand Hôtel Mercure Château Perrache

Précisions sur la localisation

Région : Rhône-Alpes
Département : Rhône
Commune : Lyon 2e arrondissement
Numéro INSEE de la commune : 69123
Aire d'étude : Lyon
Lieu-dit : Confluent
Adresse : 12, cours de Verdun-Rambaud
Milieu d'implantation : en ville

Eléments de description

Matériau(x) du gros-oeuvre et mise en oeuvre : métal ; béton ; calcaire ; pierre de taille ; bossage ; mœllon
Matériau(x) de couverture : ardoise
Vaisseau et étage : étage de soubassement ; rez-de-chaussée ; 3 étages carrés ; 3 étages de comble
Parti d'élévation extérieur : élévation à travées
Type de la couverture : toit à longs pans brisés
Emplacement, forme et structure de l'escalier : escalier dans-œuvre : escalier tournant à retours ; ascenseur
Commentaire descriptif : L'ascenseur occupe la partie centrale de la cage d'escalier. L'isolation phonique des chambres donnant sur l'escalier est assurée par un système de doubles portes. Dans la chambre 214, l'armoire à glaces porte deux types d'inscription : l'une "MON KRIEGER / A. DAMON & COLIN / 74 FG ST-ANTOINE PARIS" est gravée sur une plaque de métal rapportée dans la partie armoire proprement dite ; l'autre "MON KRIEGER / AMEUBLEMENT / PARIS" est pyrogravée sur la tranche supérieure des devantures de 4 tiroirs. Ceux du bureau et de la coiffeuse portent la même inscription.
Technique du décor des immeubles par nature : ferronnerie ; vitrail ; menuiserie (étudié dans la base Palissy) ; peinture (étudié dans la base Palissy) ; sculpture (étudié dans la base Palissy) ; vitrail (étudié dans la base Palissy)
Représentation : ornement végétal ; raisin ; ruban
Précision sur la représentation : support : marquises ; vitrail orné de cives, support : cage d'escalier desservant les chambres
Dimension(s) : 2365 h
Etat de conservation : bon état

Eléments d'historique

Datation(s) principale(s) : 1er quart 20e siècle
Datation(s) en années : 1906
Justification de la (des) datation(s) : datation par travaux historiques
Auteur(s) de l'oeuvre : Chédanne Georges (architecte) ; Curieux (architecte)
Justification de la (des) attribution(s) : attribution par travaux historiques
Commentaire historique : La construction de l'hôtel est achevée en 1906 probablement sur les plans de l'architecte Georges Chédanne sous la conduite de l'architecte Curieux. La collaboration entre Chédanne et Louis Majorelle à l'ambassade de France à Vienne et la réputation d'habile ferronnier de ce dernier pourrait laisser penser que Louis Majorelle a dessiné les marquises protégeant les entrées nord et sud de l'hôtel, celle située au nord étant particulièrement travaillée. En outre, les lambris des salons sont parfois attribués au même Majorelle. Ce fut à l'hôtel Terminus que fut expérimentée pour la première fois à Lyon, en matière d'isolation, la brique de liège. Par ailleurs, "les cloisons des chambres et des corridors sont établies à l'aide d'une double couche de briques en mâchefer, séparées l'une de l'autre par un matelas d'air. De cette façon, les bruits des conversations sont étouffés" (La Construction lyonnaise). Les travaux de maçonnerie sont adjugés par M. Vial, la charpente métallique est fournie par les Forges de Franche-Comté, les escaliers métalliques par la maison Lagarde, la charpente soutenant la couverture en ardoise et zinc est due à MM. Gouverne et Chrétien (chêne de Bourgogne), les travaux de plomberie sont assurés par M. Delogé, ceux de menuiserie par les frères Cochet, les décorations de staff sont dus à M. Flachat, les appareils électriques sont fournis par M. Mijois de Paris, les étages sont desservis par un ascenseur Edoux.

Statut juridique

Statut de la propriété : propriété privée

Intérêt et protection

Intérêt de l'oeuvre : à signaler
Nature de la protection MH : inscrit MH partiellement ; classé MH partiellement
Date de la protection MH : 1997/02/17 : inscrit MH partiellement ; 1997/11/24 : classé MH partiellement
Précision de la protection MH : Façades et toitures : inscrit par arrêté du 17 février 1997 ; décor intérieur : classé par arrêté du 24 novembre 1997
Vignette
Vue de la partie nord-est du salon de lecture (aujourd'hui réception de l'hôtel, accessible depuis l'entrée sud)

Synthèse

Note de synthèse, par Bernard Gautheron, chargé d'études documentaires, CRMH, novembre 1996

I - Historique :

C´est vers 1902 que la Compagnie P. L. M. entreprend de construire un hôtel à proximité immédiate de la gare de Perrache à Lyon.

La Compagnie fait appel à l´un des architectes les plus en vue de l´époque : Georges CHEDANNE (1861-1940). Cet architecte, élève de J. GUADET à l´école des Beaux-Arts, Grand Prix de Rome en 1887, s´est fait connaître d´abord par des réalisations au style très éclectique : Palace-Hôtel de Monte-Carlo (1898), d´Ostende (1899), Palace-Hôtel, avenue des Champs-Elysées à Paris (1899). Il réalisa également l´Ambassade de France à Vienne, Autriche (1905). Hautecœur a écrit que le style rococo exubérant de l´Europe Centrale convenait bien au tempérament de Chedanne : "Ses immeubles font le ventre, se gonflent de rotondes, se couronnent de dômes...".

CHEDANNE se distinguera cependant par la construction d´un immeuble à structure métallique qui rompt de façon radicale avec la tradition haussmanienne (bâtiment industriel 125, rue Réaumur à Paris, réalisé vers 1904).

Pour ce qui concerne l´hôtel Terminus, il est bien difficile de déterminer la contribution exacte de l´architecte CHEDANNE, en l´absence d´archives précises. Il n´a pu être en effet retrouvé ni le dossier de permis de construire, ni les plans et pièces d´origine de la construction. Les services actuels de l´hôtel conservent seulement un plan de la façade Est, daté de mai 1903 par "l´architecte du gouvernement" (mais qui diffère de ce qui a été réalisé) et un plan des pièces du 1er étage (la distribution est conforme à ce qui a été réalisé ; seuls les noms des salons diffèrent des noms habituellement retenus aujourd´hui).

Les documents les plus précieux pour la compréhension du bâtiment sont les articles écrits en 1905 dans la Construction Lyonnaise sous la plume de A. BOURGEOIS. Celui-ci visite l´immeuble en fin de chantier. Il précise l´origine et les étapes de la construction. L´Hôtel a été construit à l´emplacement de l´ancienne brasserie Rinck et destiné tout d´abord à remplacer la gare de Perrache en installant buffet, salle d´attente, distribution de billets dans l´attente du projet de réfection de la gare. Le projet d´hôtel global viendra plus tard, "hôtel appelé à loger avec tout le confort moderne les personnes qui ne feront qu´un court séjour dans notre ville". C´est peut-être à ce moment-là que Chedanne est intervenu et a modifié les plans.

Des difficultés sont apparues au moment du creusement des fondations (remontée d´eau lors des crues du Rhône qui fragilisent les étais) ce qui explique l´absence de cave. Par ailleurs, pour assurer une assise résistant aux trépidations dues au passage des trains sur les voies toutes proches, on noya une triple rangée de rails dans du béton sur laquelle s´ancra une ossature métallique. Les innovations techniques de la construction (et notamment l´utilisation d´une ossature métallique) intéressèrent vivement les architectes lyonnais de l´époque.

CHEDANNE est assisté de M. CURIEUX, "architecte lyonnais exécuteur des plans de l´architecte parisien". Les articles de la Construction Lyonnaise mentionnent les différents artistes et entreprises qui participent à la construction de l´hôtel (voir liste en annexe). 1906 peut être considérée comme la date d´achèvement des derniers travaux. Des cartes postales, dont une datée de 1907, présentent l´édifice dans son état définitif.

Lors de la nationalisation des Chemins de Fer Français en 1937, l´hôtel Terminus devient patrimoine de la S. N. C. F. qui en confie la concession au groupe hôtelier P. L. M. / ROTSCHILD jusqu´en 1982.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l´hôtel est réquisitionné par les allemands. Il devient en 1942 le siège de la Gestapo de Lyon. Klaus Barbie y séjourne régulièrement. De nombreux résistants y sont interrogés.

En 1959, l´hôtel subit une première rénovation qui entraîne la disparition de certains décors (plafond de la salle à manger). Jusqu´en 1982, l´hôtel demeure l´un des établissements hôteliers les plus actifs de Lyon.

De 1982 à 1986, la S. N. C. F. transfère la concession de l´hôtel à sa filière FRANTOUR. Cette période est marquée par un certain déclin de l´établissement, dû à l´ouverture de la gare de la Part-Dieu.

Le Groupe S. H. B. (Société des Hôtels de Bourgogne) rachète l´établissement en août 1986 et engage, de 1987 à 1989, un programme de rénovation. L´hôtel intègre alors une chaîne hôtelière internationale haut de gamme : la chaîne des Hôtels PULLMAN. En octobre 1989, l´hôtel Terminus prend le nom de Hôtel Pullman Perrache.

Aujourd´hui, le groupe SHB est toujours propriétaire mais l´hôtel est placé sous une enseigne commerciale différente (Grand Hôtel Mercure) et porte le nom de Hôtel Château Perrache.

II - Description :

L´hôtel est situé 12, cours de Verdun. Le cours s´appelait à l´origine cours du Midi. Perpendiculaire à la place Carnot, il longeait la gare de Perrache et les voies du PLM. L´Hôtel Terminus s´intégrait dans un quartier réputé, au cœur d´un traditionnel lieu de promenade, de résidence et de communication. La construction du centre d´échanges en 1972-1976 a provoqué la coupure du quartier, isolé l´hôtel de ses communications traditionnelles et l´a intégré à une architecture contemporaine.

L´hôtel est adossé au mur de soutènement de la voie ferrée. Les caves n´ont pas été creusées et se trouvent de plain-pied avec le cours de Verdun. Le rez-de-chaussée (deuxième niveau), côté Sud, correspond aux salons de réception et ouvre directement sur le quai de gare.

Le bâtiment forme une masse imposante ; il est de forme légèrement trapézoïdale et construit autour d´une cour intérieure. Il possède huit niveaux (dont trois niveaux de combles). La toiture d´ardoise est à forte pente. La façade est (côté Marseille) et les deux travées de retour au Nord et au Sud, sont légèrement plus larges et plus hautes d´un niveau que le reste de l´édifice.

Les façades ont été construites en pierre mais cachent l´ossature entièrement métallique (charpente et niveaux). Les premières assises sont en pierre de Villebois alternant avec des mœllons de Trept de même résistance et d´un ton différent ; ces mœllons sont en taille piquée pour l´ornementation de la façade. A la hauteur du plafond du rez-de-chaussée, la pierre de Tournus court le long des trois faces importantes. A partir du premier étage, le mortier de ciment jusque-là exclusivement employé, fait place au mortier à la chaux lourde et la pierre blanche demi-dure, pierre d´Oppedes, désignée ordinairement sous le nom de pierre des Estaillades, alternée par assises avec les mœllons de Trept.

Conformément à la fonction du bâtiment, les façades sont percées de multiples fenêtres : cintrées au second niveau (étage des salons), rectangulaires ailleurs. Les fenêtres des combles sont surmontées d´avant-toits très saillants.

Les façades sont également marquées par une forte modénature : chaînage d´angle en harpe, larges encadrements des fenêtres cintrées du second niveau et surtout corniche supérieure : celle-ci concentre l´essentiel du décor sculpté. Le plan de 1903 présentait une vision plus traditionnelle de ce décor (pilastres à chapiteaux ornés de masques). La corniche s´appuie sur des consoles courbes entre lesquelles court une frise sculptée de motifs végétaux. Cette frise s´harmonise avec la forte découpe des avant-toits des premières lucarnes (dont le dessin diffère également de celui du plan de 1903). Ces lucarnes sont particulièrement remarquables et participent pleinement à la décoration de l´édifice. Celles de la façade est et des deux travées en retour sont protégées par des avant-toits très débordants de forme courbe, soutenues par des consoles. Les autres lucarnes sont plus petites et couvertes d´un toit plat.

Autre élément de décor extérieur : les ferronneries, exécutées dans le style Art Nouveau. Les garde-corps des baies sont en fer forgé au léger dessin courbe. Au Sud, au niveau du quai de gare, une large marquise court le long de la façade. Elle est soutenue par des consoles métalliques dont l´accroche au mur est découpée en forme de ruban. L´entrée, cours de Verdun, est surmontée également d´une marquise, remarquable par la finesse des ferronneries représentant des feuilles de vigne avec les pampres s´enroulant sur les tiges.

Le décor intérieur :

La relative sobriété extérieure du bâtiment contraste avec la richesse du décor intérieur. L´hôtel conserve en effet un ensemble décoratif Art Nouveau de grande qualité et très homogène. Ce sont essentiellement les pièces situées au second niveau, de plain-pied avec le quai de gare.

1/ Vestibule donnant sur le cours de Verdun. Il permet d´accéder à l´escalier qui conduit à la réception et aux salons du premier étage. Il est rythmé par une série de coupoles sur pendentifs en stuc. Chaque coupole est délimitée par une couronne de fleurs. Les murs sont soulignés par ces arcatures surbaissées en stuc peint et faux appareillage de pierre. Des banquettes en pierre sont encastrées dans les murs, sur les côtés et dans le mur du fond qui est garni de panneaux en glace. La porte d´entrée, en arc surbaissé, est encadrée d´une arcature en bois et flanquée de deux niches cintrées en bois tapissées de glaces.

2/ Couloir du second niveau, orienté Est-Ouest, longeant les salons. Les murs sont recouverts de lambris composés de panneaux à deux registres : rectangulaire oblong au centre, carré dans la partie haute. Le décor est souligné par les tons des bois : clair (sycomore) et sombre avec jeu de damiers en marqueterie. Les portes de communication, garnies de glaces à parcloses, ont des encadrements de bois adoucis aux angles supérieurs. Le plafond est en arc de cloître décoré de caissons en stuc.

3/ Salon de lecture (appelé "hall" à l´origine, aujourd´hui réception de l´hôtel), grande salle de plan rectangulaire dallée de marbre vert et blanc qui assure la communication entre l´entrée de l´hôtel du côté de la gare, au Sud et les salons au Nord. Elle est éclairée à l´Ouest par trois portes-fenêtres. Deux piliers polygonaux soutiennent, avec l´aide de culots, une succession de voûtes d´arêtes. Les retombées du plafond adouci et des voûtes sont garnies de toiles peintes dans des arcatures surbaissées et en plein-cintre. Les murs sont recouverts de lambris de hauteur en chêne.

C´est le salon qui a reçu le décor le plus riche :

- Les lambris présentent des panneaux alternés à trois registres, sculptés un-sur-deux, dans la partie supérieure, de bouquets de fruits dans les réserves, les panneaux intermédiaires étant en loupe. Une frise d´agrafes règne sur la partie supérieure.

- Chapiteaux et culots sont en stuc et sont l´œuvre du sculpteur Edgar BOUTRY. Ils représentent des groupes de personnages en buste : couple de promeneurs cueillant des glands, femme au miroir parée de cerises, maternité, couple cueillant du raisin, couple faisant de la musique, jeunes femmes alanguies, rondes de jeunes filles et d´enfants. La frise au-dessus des lambris, également en stuc, représente des oiseaux et végétaux en bas-relief. Les quatre angles sont décorés chacun d´un oiseau en haut-relief : un perroquet, un hibou, une mouette, un paon.

- Les peintures sont à l´huile sur toile marouflée. Trois représentent des paysages du sud de la France et sont dues au peintre Henri MARTIN : Vue du Port de Marseille (mur nord, côté ouest), Pinède (mur est, côté sud), Vue de Villeneuve-les-Avignon (mur nord, côté est). Trois autres représentent des paysages du nord de la France et sont dues au peintre Ernest LAURENT : Vue d´Auxerre avec les bords de l´Yonne et Saint-Germain (mur sud, côté est), Vue de Paris, la Seine et Notre-Dame (mur sud, côté ouest), Arbres en fleurs (mur est, côté sud). Ces peintures sont représentatives du post-impressionnisme (la technique est celle du divisionnisme, par touches de couleur juxtaposées). Une septième toile, de facture différente et dont l´auteur est inconnu, représente une glorification allégorique de la locomotive (centre du mur est) : jeunes femmes dans les nuées, accompagnée de chérubins portant des attributs ferroviaires.

4/ Salle-à-manger (appelée à l´origine "salle de table d´hôte" puis "salon des saisons"). Elle a remplacé la salle-à-manger transformée en 1959. Il s´agit d´une vaste pièce rectangulaire, éclairée au Nord par une série de grandes portes-fenêtres cintrées, auxquelles font écho sur les autres côtés, des portes doubles, garnies de glaces, surmontées de trumeaux peints. Séparant les portes, les murs sont couverts de lambris de hauteur en acajou, formés de cinq ou six panneaux étroits, à trois registres, décorés de motifs géométriques souples et longilignes, d´inspiration végétale, sur un fond d´acajou moucheté. Le plafond est rythmé par des solives en stuc renforcées par des consoles ornées de feuillages, avec entre chaque solive, un cloisonnement quadrillé et losangé. Les huit dessus-de-portes sont peints à l´huile sur toile, encadrés par des cartouches en bois sculpté, prolongeant les lambris et décorés de branches de cerisiers. Le décor est placé sous le thème des fruits : enfants et jeunes femmes cueillant des fruits : à l´est : cueillette du raisin, cueillette des glands ; au sud : cueillette des pêches, fabrication des confitures, cueillette des coings, cueillette des cerises ; à l´ouest : cueillette des poires, cueillette des pommes. L´auteur est inconnu.

5/ Salon (à l´origine "salon du restaurant", puis "salon Crinoline", aujourd´hui "salon Majorelle") : situé au nord-est, il est éclairé au nord par deux grandes portes-fenêtres cintrées. Les murs sont couverts de lambris en hauteur en citronnier, vraisemblablement dus à Majorelle. Le plafond est en arc de cloître déprimé et composé de compartiments peints à l´huile sur toile marouflée. La scène centrale représente quatre jeune femmes assises sur des nuées avec des groupes d´enfants reliés par des guirlandes en fleurs. Les compartiments d´angle sont ornés de décors de végétaux. Les retombées du plafond sont garnies d´une frise d´agrafes en stuc ornées de chutes de fruits. Les quatre dessus-de-porte sont décorés de sculptures en stuc représentant une jeune femme allongée, entourée d´enfants cueillant des fruits : angle sud-ouest : femme de dos, cueillette des cerises ; angle nord-ouest : femme accoudée sur un tambourin, cueillette des pommes ; angle nord-est : femme de dos, cueillette du raisin ; angle sud-est : femme tenant une lyre, cueillette de griottes (?).

Dans le mur Est, un canapé est intégré aux boiseries et surmonté d´une grande glace biseautée. Il est recouvert de velours rouge et décoré d´un motif en volutes, en amortissement du dossier.

6/ Ancien bureau du Directeur (aujourd´hui salon annexe du restaurant). Situé au nord-ouest, il est éclairé par deux portes-fenêtres au nord. Ses murs sont recouverts de lambris de hauteur en frêne et loupe de frêne ornés d´agrafes sinueuses et de motifs d´amortissement au-dessus des portes dont l´encadrement est adouci aux angles. Le plafond est en voûte de cloître déprimée, décoré de motifs végétaux en stuc, prolongeant les lambris.

7/ Ancienne salle-à-manger (appelée à l´origine "salle du buffet"). Elle occupait toute la surface est du deuxième niveau, éclairée par huit fenêtres. Son plafond était voûté d´arêtes retombant au centre sur des piliers ronds. L´intérêt de cette pièce tenait au décor de stuc de ce plafond, fait de pampres de vignes s´enroulant autour de fils, très serrés et très fins. Ce décor somptueux a malheureusement disparu lors de travaux de "modernisation" de 1959, la pièce ayant été de nouveau restaurée en 1989 pour devenir salle de réunion et de réception.

Les autres pièces de l´hôtel présentent peu de caractère historique. Escalier et ascenseur permettent d´accéder aux étages des chambres, chaque niveau présentant la même distribution autour d´un corridor. A signaler, les vitrages de petits carreaux en verre dépoli avec décor de cives colorées qui éclairent la montée d´escalier et les couloirs desservant les chambres, du côté de la cour intérieure.

Conclusion :

Construit en 1906 par la Société des Chemins de Fer P. L. M., avec des moyens importants (Banque Rotschild), l´ancien hôtel Terminus est une construction représentative de la dernière phase du développement de l´architecture ferroviaire avant la guerre de 1914-1918 (il est contemporain de la gare d´Orsay à Paris ou de la gare des Brotteaux à Lyon). C´est également un immeuble caractéristique de l´art de cette époque, au carrefour de différents styles et techniques : éclectisme, post-impressionisme, Art Nouveau.

Si l´hôtel est aujourd´hui englobé dans un contexte urbain très ingrat, son architecture a subi peu de modifications et son intérêt principal réside dans les somptueux décors intérieurs qui constituent un ensemble très homogène auquel ont participé des artistes de renom, notamment Henri Martin (qui a participé au décor du Capitole de Toulouse et de grands édifices publics à Paris). Si on peut attribuer sans trop de doutes la réalisation des lambris à Majorelle, certains décors restent cependant anonymes (allégorie de la locomotive, dessus-de-porte de la salle-à-manger, stucs et peintures du salon Crinoline).

Pour toutes ces raisons, une inscription sur l´inventaire supplémentaire des Monuments Historiques serait tout à fait justifiée pour l´Hôtel Terminus (façades et toitures) ainsi que les pièces suivantes du deuxième niveau : Vestibule d´entrée, hall (salon de lecture), salle-à-manger (salon des saisons), bureau du Directeur, salon et le couloir les desservant. Le classement parmi les Monuments historiques pourrait être proposé pour ces pièces, compte-tenu de leur bonne conservation, de leur homogénéité et de la rareté de ce type de décor.

- Annexe -

Rhône - LYON 2ème - Hôtel Terminus

Liste des ouvriers, artistes et entreprises qui ont participé à la construction (d´après les articles de la Construction Lyonnaise, 1905)

- Paul CHEDANNE, architecte parisien, assisté de M. CURIEUX, architecte lyonnais

- VIAL, entreprise de travaux publics, Lyon (grosse maçonnerie)

- Forges de la Franche-Comté (charpente métallique)

- Maison LAGARDE (escaliers métalliques)

- GOUVERNE et CHRETIEN charpentiers

- Ascenseur EDOUX

- DELOGE (tuyauterie, plomberie)

- COCHET frères, (menuiserie)

- MIJOIS, de Paris (appareils pour l´éclairage électrique)

- FLACHAT (décor de staff)

- Maison JACOB, de Navilly, Saône-et-Loire (appareils sanitaires)

- BOUTHIER, PIERRON, BERTHON, cuisines

- Faïences de Choisy-le-Roi

- Carrelages de Paray-le-Monial

- Tuyauterie PONCET

- BOUTRY (Edgar), sculpteur (1857-1939)

- Maison MAPLE, Londres, (meubles)

- Magasins des Cordeliers (meubles)

- Maison CHARNAUD Lyon (meubles)

Non cités dans la Construction Lyonnaise :

- Henri MARTIN, peintre (1860-1943)

- Ernest LAURENT, peintre (1859-1929)



Documentation

Documents d'archives

A. DRAC Rhône-Alpes, Conservation régionale des Monuments historiques. MH AA 99-465. Dossier Hôtel Terminus, Lyon 2e

AD Rhône. 104 W 432. Ministère des Travaux publics, Contrôle de l'exploitation des Chemins de Fer, Rapport de l'ingénieur du contrôle, objet : Acquisition d'une parcelle de terrain pour la construction d'un hôtel terminus à la gare de Lyon-Perrache I, 6 août 1902

AD Rhône. 104 W 432. Préfecture du Rhône. Arrêté de cessibilité, 13 août 1902

AD Rhône. 104 W 432. Le Ministre des Travaux publics à Monsieur le Préfet du Rhône, objet : projet de construction d'un hôtel-terminus, décision, 5 novembre 1902

AD Rhône. 104 W 432. Le Ministre des Travaux publics à Monsieur le Préfet du Rhône, objet : Protestation du syndicat des hôteliers contre l´établissement d´un hôtel-terminus, 11 février 1903

AD Rhône. 104 W 432. Le Ministre des Travaux publics à Monsieur le Préfet du Rhône, objet : Projet de déplacement du bureau de la poste, d'aménagements et de remaniements divers dans le bâtiment de la gare et l'hôtel Terminus, 24 novembre 1905

Documents figurés

AD Rhône. 104 W 432. Chemin de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée. Plan du terrain acquis pour la construction d'un hôtel terminus à la gare de Lyon-Perrache 1, et dont la Compagnie demande l'incorporation au domaine du chemin de fer, 21 février 1902
Dossier de plans, par les architectes Laurent et Malartre, 1952. 1 : 50, 1 : 20. Société hôtelière et touristique Hôtel Terminus 12 cours de Verdun, bar et salles de bain. (AC Lyon : 19 S 7, dossier 8, n° donné par les architectes : 273, Archives des architectes)
258. Lyon. Cours du Midi. Hôtel Terminus et coteau de Sainte-Foy. - [Lyon] : Ed. E.R., [1er quart XXe siècle]. Carte postale (AC Lyon : 0004 FI 00917)
Lyon. Place Perrache et Coteau de Sainte-Foy. [1er quart XXe siècle]. Carte postale

Bibliographie

BERTIN, Dominique, CLEMENCON, Anne-Sophie. Lyon et Villeurbanne. Paris, Guide Arthaud, 1986, réimpression corrigée en 1993, 275 p., p. 184.

BOURGEOIS, A., TUOTIOP, A. L'hôtel Terminus du P.L.M. à Lyon-Perrache. La Construction lyonnaise, 16 février, 1er mars, 16 avril, septembre 1905, p. 45-46, 49-50, 86-87, 208.

BOUVIER, Roselyne. Majorelle, une aventure moderne. Paris, La Bibliothèque des Arts, Editions Serpenoise, 1991, p. 194.

Rhône-Alpes, dir. Bernard Marrey. Paris : l'Equerre, 1982. 440 p. : ill., carte ; 21 cm. (Les guides du XXe siècle), p. 207.

MONNIER, Gérard, LOUPIAC, Claude, MENGIN, Christine. L'architecture moderne en France. Paris, Picard. 1997, T.1, 1889-1940, 279 p., p. 101.

SELLE, Hélène de la. Cafés et brasseries de Lyon. Editions Jeanne Laffitte. Italie, Campomorone-Gênes, 1986, 167 p, p. 80.



Annexes

Rhône - LYON 2ème - Hôtel Terminus

Documentation établie par Bernard Gautheron, chargé d'études documentaires, CRMH, novembre 1996

- L´hôtel Terminus du P. L. M. à Lyon-Perrache - La Construction Lyonnaise, février, mars, avril, septembre 1905 (articles de A. Bourgeois et A. Tuotiop)

- L´espace de voyage : les gares - Revue Monuments Historiques, juin 1978 - Le décor, article d´Elisabeth Walter, pages 36-44 : L´Hôtel Terminus de Lyon-Perrache : art nouveau et post-impressionisme.

- MARREY (Bernard) - Les Guides du XXème siècle : Rhône-Alpes, L´Equerre, 1982, p. 207.

- BERTIN (Dominique), CLEMENCON (Anne-Sophie) - Lyon Guide, Arthaud, 1986, p. 157.

- RAGUENET (A)- Matériaux et documents d´architecture et de sculpture, 1908, n°433. p.61.

- Dossier du Pré-Inventaire du Rhône (Mme Lavigne).

- Archives de l´Hôtel

Sur Georges CHEDANNE :

- DELORME (Jean-Claude), CHAIS (Philippe) - L´Ecole de Paris : Les architectes et leurs immeubles, Le Moniteur, 1981.

Sur Ernest LAURENT :

Article du Bénézit, p. 482.

Les compositions d´Ernest Laurent pour l´hôtel Terminus de Lyon ont fait l´objet de nombreuses esquisses.

Pour Paris voir : L. Rosenthal, Ernest Laurent, dans Art et Décoration, janvier-juin 1911, p. 65, 70, reproduction p. 65 et X.... : Ernest Laurent, in G.B.A. Octobre 1929, p. 232, reprod. fig. 1. D´autres études sont signalées dans Ernest Laurent, Paris, Orangerie des Tuileries, 1930, n°95-96 (paysages de Bièvres), n°97-98 (Auxerre), n°99 (Paris).

R. Hurel et A. Kepler, auteurs d´une maîtrise sur E. Laurent ont pu localiser ce décor dans des collections particulières.

Sur Henri MARTIN :

Article du Bénézit, p. 212.

Voir A. Segard, Peintres d´Aujourd´hui, les décorateurs, t. II, Paris, 1914, p. 306. Plusieurs esquisses pour Marseille sont mentionnées dans : Henri Martin, Paris, gal. Georges Petit, 1910, n° 84, 123, 173, 223 ; le n° 173 appartenait alors à Chedanne.

JUSKIEWENSKI (C.) - Thèse sur Henri Martin, Université de Toulouse, 1974.

Sur Edgar BOUTRY : Article du Bénézit, p. 248.

République française. Ministère des Travaux publics. Direction des Chemins de Fer. Division des Travaux, 1er bureau. Objet : réseau PLM, Ligne de Paris à Lyon, Gare de Lyon-Perrache, Protestation du syndicat des hôteliers contre l´établissement d´un hôtel-terminus. (AD Rhône, 104 W 432)

Le Ministre à Monsieur le Préfet du Rhône, 11 février 1903

Le syndicat des hôteliers de Lyon m´a saisi directement d´une protestation contre la création d´un hôtel-terminus à la gare de Perrache.

La décision du 5 novembre dernier, approuvant le projet d´établissement de cet hôtel, a été prise en pleine connaissance de cause. L´instruction a démontré, notamment, à tous les degrés, l´utilité de donner aux voyageurs des longs parcours, surtout à ceux qui arrivent tard, la possibilité de se reposer immédiatement, dans les conditions de confort les meilleures, sans qu´ils aient à sortir, par tous les temps, pour trouver place aux environs, non sans difficultés souvent, dans des hôtels parfaitement à leur convenance.

Je ne puis, en conséquence, que maintenir ladite décision et je vous prie d´en aviser les intéressés par l´intermédiaire de M. le Maire de Lyon.

Par autorisation : le Conseiller d´Etat, directeur des Chemins de Fer, D. Pérouse

Illustrations

Vignette
Fig. 1
Bar : état en octobre 1952, plan, élévations rabattues, Laurent-Malartre architectes
Vignette
Fig. 2
Bar : projet d'aménagement en octobre 1952, plan, Laurent-Malartre architectes
Vignette
Fig. 3
Bar : projet, perspective, Laurent-Malartre architectes
Vignette
Fig. 4
Bar : projet de meuble, plan et élévation, octobre 1952, Laurent-Malartre architectes
Vignette
Fig. 5
Aménagement de salles de bains dans les groupes 7 et 8, plan aux 1er, 2e et 3e étages, plan au 4e étage
Vignette
Fig. 6
La gare au printemps de Louis Beysson : vue de situation de l'hôtel Terminus et amorce de la grande halle de la gare au second plan
Vignette
Fig. 7
Vue de situation avec le cours de Verdun pris depuis l'est, carte postale, [1er quart XXe siècle]
Vignette
Fig. 8
Vue de situation avec le cours de Verdun pris depuis l'est, carte postale, [1er quart XXe siècle]
Vignette
Fig. 9
Vue générale depuis le sud-est, carte postale
Vignette
Fig. 10
Vue de situation prise depuis la terrasse du collège Jean-Monnet (rue Seguin)
Vignette
Fig. 11
Vue de situation prise depuis le mail reliant le centre d'échanges à la gare de Lyon-Perrache
Vignette
Fig. 12
Elévations est et sud
Vignette
Fig. 13
Elévations sud et ouest depuis l'un des quais de la gare de Lyon-Perrache
Vignette
Fig. 14
Elévations sud et ouest depuis l'un des quais de la gare de Lyon-Perrache. Au premier plan, un auto-train
Vignette
Fig. 15
Elévation est
Vignette
Fig. 16
Les étages de comble
Vignette
Fig. 17
Détail du dernier étage carré et des étages de comble
Vignette
Fig. 18
Détail des lucarnes des trois étages de comble, et corniche
Vignette
Fig. 19
Détail des lucarnes des trois étages de comble
Vignette
Fig. 20
Détail serré des lucarnes des trois étages de comble
Vignette
Fig. 21
Détail de la corniche
Vignette
Fig. 22
Détail de la corniche : angle sud-est
Vignette
Fig. 23
Elévation sud : détail de la marquise
Vignette
Fig. 24
Elévation sud : détail de la marquise
Vignette
Fig. 25
Elévation sud : détail de la marquise
Vignette
Fig. 26
Elévation sud : détail de la marquise
Vignette
Fig. 27
Elévation sud : détail de la marquise
Vignette
Fig. 28
Elévation nord : vue générale de la marquise
Vignette
Fig. 29
Elévation nord : vue partielle de la marquise
Vignette
Fig. 30
Elévation nord : partie gauche de la marquise
Vignette
Fig. 31
Elévation nord : détail de la partie droite de la marquise
Vignette
Fig. 32
Elévation nord : détail d'une attache de la marquise
Vignette
Fig. 33
La cour intérieure
Vignette
Fig. 34
Le vestibule accessible depuis le cours de Verdun
Vignette
Fig. 35
Le vestibule accessible depuis le cours de Verdun : le revers de l'entrée
Vignette
Fig. 36
Le vestibule accessible depuis le cours de Verdun : détail du plafond
Vignette
Fig. 37
Le vestibule accessible depuis le cours de Verdun : le départ d'escalier et l'ascenseur
Vignette
Fig. 38
Le vitrail éclairant la cage d'escalier
Vignette
Fig. 39
Fenêtre éclairant la cage d'escalier : détail de la poignée
Vignette
Fig. 40
Fenêtre éclairant la cage d'escalier : détail des gonds
Vignette
Fig. 41
Vue de la partie sud du salon de lecture (aujourd'hui réception de l'hôtel, accessible depuis l'entrée sud)
Vignette
Fig. 42
Vue de la partie nord-est du salon de lecture (aujourd'hui réception de l'hôtel, accessible depuis l'entrée sud)
Vignette
Fig. 43
Salon de lecture, actuellement réception de l'hôtel : poignée de fenêtre
Vignette
Fig. 44
Le corridor desservant le salon des Saisons (aujourd'hui salle à manger), le salon Crinoline (aujourd'hui salon Majorelle), le bureau du directeur (aujourd'hui annexe du restaurant)
Vignette
Fig. 45
Le bar
Image en cours de numérisation
Fig. 46
La chambre 214. Armoire et bureau portent la marque de la maison Krieger ameublement à Paris, ou celle de la maison Krieger, A. Damon et Colin, fbg St-Antoine à Paris
Vignette
Fig. 47
La chambre n°214 : coiffeuse et son siège. La coiffeuse porte, sur les tiroirs, la marque de la maison Krieger, ameublement à Paris


Voir

Rhône-Alpes, Rhône, Lyon, Confluent, 12, cours de Verdun-Rambaud , Sommaire objets mobiliers de l'hôtel Terminus
Rhône-Alpes, Rhône, Lyon 2e arrondissement, Confluent, cours de Verdun , Avenue dite cours de Verdun
Rhône-Alpes, Rhône, Lyon, Confluent, 12, cours de Verdun-Rambaud , Ensemble de deux verrières : Paon et fleurs, verrière décorative
Rhône-Alpes, Rhône, Lyon, Confluent, 12, cours de Verdun-Rambaud , Ensemble de la salle à manger privée puis salon Crinoline (aujourd'hui salon Gallé)
Rhône-Alpes, Rhône, Lyon, Confluent, 12, cours de Verdun-Rambaud , Ensemble de la salle à manger puis salon des Saisons
Rhône-Alpes, Rhône, Lyon, Confluent, 12, cours de Verdun-Rambaud , Ensemble du bureau du directeur (aujourd'hui salon Majorelle)
Rhône-Alpes, Rhône, Lyon, Confluent, 12, cours de Verdun-Rambaud , Ensemble du salon de lecture (aujourd'hui réception de l'hôtel)
Rhône-Alpes, Rhône, Lyon, Confluent, 12, cours de Verdun-Rambaud , Huit peintures monumentales (ensemble de la salle à manger puis salon des Saisons) : Cueillette et confiture
Rhône-Alpes, Rhône, Lyon, Confluent, 12, cours de Verdun-Rambaud , Sept peintures monumentales (ensemble du salon de lecture, aujourd'hui réception de l'hôtel) : Locomotive, Paris, la Seine et Notre-Dame, Auxerre, les bords de l'Yonne et Saint-Germain, Arbres en fleurs, Pinède, Villeneuve-lès-Avignon, Port de Marseille
Rhône-Alpes, Rhône, Lyon, Confluent, 12, cours de Verdun-Rambaud , Lambris de hauteur (ensemble de la salle à manger privée puis salon Crinoline, aujourd'hui salon Gallé)
Rhône-Alpes, Rhône, Lyon, Confluent, 12, cours de Verdun-Rambaud , Lambris de hauteur (ensemble de la salle à manger puis salon des Saisons)
Rhône-Alpes, Rhône, Lyon, Confluent, 12, cours de Verdun-Rambaud , Lambris de hauteur (ensemble du bureau du directeur, aujourd'hui salon Majorelle)
Rhône-Alpes, Rhône, Lyon, Confluent, 12, cours de Verdun-Rambaud , Lambris de hauteur (ensemble du salon de lecture, aujourd'hui réception de l'hôtel)
Rhône-Alpes, Rhône, Lyon, Confluent, 12, cours de Verdun-Rambaud , Peinture monumentale (ensemble de la salle à manger puis salon Crinoline, aujourd'hui salon Gallé) : Ronde de jeunes filles et d'enfants
Rhône-Alpes, Rhône, Lyon, Confluent, 12, cours de Verdun-Rambaud , Plafond (ensemble du bureau du directeur, aujourd'hui salon Majorelle) : Branches de marronnier
Rhône-Alpes, Rhône, Lyon, Confluent, 12, cours de Verdun-Rambaud , Quatre bas-reliefs (ensemble de la salle à manger privée puis salon Crinoline, aujourd'hui salon Gallé)
Rhône-Alpes, Rhône, Lyon, Confluent, 12, cours de Verdun-Rambaud , Vingt hauts-reliefs (ensemble du salon de lecture, aujourd'hui réception de l'hôtel) : scènes champêtres et oiseaux

Voir aussi

même commanditaire présumé : Rhône-Alpes, Rhône, Lyon 2e arrondissement, Confluent, cours de Verdun , Gare de Lyon-Perrache

Région Rhône-Alpes (Direction de la Culture / Service Régional de l'Inventaire du Patrimoine Culturel / Région Rhône-Alpes). Enquêteur(s) : Belle Véronique ; Gautheron Bernard. (c) Inventaire de Lyon propriété de l'Etat et de la Ville de Lyon, 2001. Renseignements : Service Veille et Documentation de la Région Rhône-Alpes, 1, esplanade François Mitterrand, CS20033, 69269 LYON Cedex 02 . Document produit par la Région Rhône-Alpes

Avertissement : Toute demande motivée de retrait d'illustration sera examinée par le service.

.

Signaler un dysfonctionnement